Was it a dream ?

Was it a dream ?
Je fais ça souvent. Tu m'embrasses doucement. Je suis habitué. Un bisous dans le cou, un bisous sur la joue, un bisous sur mes lèvres. Tu aspires ma lèvre inférieure. Tu m'attrappes les cheveux. Tu me tiens contre toi. C'est parfait, ce soir. Ca ne change pas de d'habitude. Tu balades tes mains partout. Tous les week-end, avec n'importe qui. Tu sens bon. Ton odeur est tellement attirante. J'attire toutes les filles que je veux. Tu arrives dans tes gestes à me faire croire que tu m'aimes, j'y crois, j'en suis sur, tu ressens quelque chose pour moi. Je suis doué pour leur faire croire. Je n'arrive plus à me détacher. Je me détache comme j'ai envie.

Tiens, elle n'arrête pas de me regarder. Elle me demande de venir fumer avec elle. Elle doit avoir une idée derrière la tête. Elle est pas trop dégueulasse, pourquoi pas? Je vais la draguer. ça marche. Elle a peut être bu, elle est peut être un peu idiote. Elle me suit. Parfait. On va s'amuser. Demain, tout sera oublié.

Il est beau. Il n'aurait pas du me faire du piano. "Tu viens fumer?". Une clope. Deux clopes. Il fait froid. "Je peux inaugurer ton tatouage?". Il embrasse tellement bien. Il est tellement beau. Je le veux. Je veux être avec lui. [...] Le lendemain : il n'en a rien à foutre, il me regarde pas. Il ne me reparlera même pas. C'était il y a quelques jours, et rien n'est oublié.

Il m'as bien eu. J'y ai cru.
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# Posté le samedi 31 octobre 2009 11:20

Modifié le samedi 07 novembre 2009 09:43

"Comme un éclat de rire vient consoler tristesse." Saez

"Comme un éclat de rire vient consoler tristesse." Saez
Je connais mon nez, je connais ma bouche, je connais mon allure, mais je ne sais pas, non je ne sais pas quelle odeur m'attire, quelle lèvre ai-je envie de toucher, quel image donner de moi. Quand j'adopte une certaine image, j'ai l'impression d'être déformée, de ne pas être authentique, et merde je ne sais toujours pas quoi aimer, je ne sais pas vers quel personne m'approcher, je ne sais pas comment me comporter, pourtant tout ça devrait être naturel, n'est-ce pas?, puis j'ai toujours envie de m'éloigner de ces gens à qui je suis attachée par un fil invisible et transparent, par un brouillard nébuleux qui m'empoisonne. Superficialité. Peut être faudrait-il que je reste écarté de tout le monde, seule, on ne pourrait pas me juger, je serais la seule à me connaître et à vrai dire ce serait plus simple, je n'aurais plus cette sensation d'être menteuse, d'être idiote, d'être fausse. Et puis il y a Toi, je devrais avoir honte, tellement honte, tu n'as rien demandé, tu veux juste vivre quelque chose de bien, et moi je n'entretiens rien, car je vais te l'dire, même si tu ne le liras jamais ce texte, eh bien je ne veux pas te faire du mal, seulement je crains ce sentiment d'affection, ce lien qui nous unis, je me sens attachée et prête à étouffer, prête à m'étouffer. Pourtant tu ne fais rien, non tu n'y peux rien, tu ne m'attaches à rien du tout, tu veux juste vivre une jolie histoire, un truc beau à apprécier, mais je ne goute rien du tout, je n'en ai pas envie. Je ne mérite rien. Plus je suis seule, mieux je vais. Ce lycée, je ne veux pas en entendre parler, cet avenir, je ne veux plus l'appréhender. Je veux tout oublier.

"De ton triste sommeil je t'en pris libère-toi."
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# Posté le jeudi 22 octobre 2009 15:41

Modifié le vendredi 23 octobre 2009 17:21

"It appears unavoidable." Kaki King

"It appears unavoidable." Kaki King
Mes deux moi se font la guerre, c'est comme tout, deux puissances se font toujours la guerre, c'est évident, ça peut pas être autrement, c'est pas envisageable, l'égalité se fait la guerre, et mes deux moi se font la guerre. Un matin, un de mes deux moi se réveille et me dit de faire ça et ça, et moi je réfléchis pas, pourquoi je réfléchirais, j'ai pas le choix, demain ce sera différent, je serais différente et je pourrais rien y faire, c'est un peu une fatalité voyez-vous, je n'sais pas ce que je veux, je n'sais pas ce que je vaux et c'est très fâcheux. Et le lendemain je me réveille, et je me dis, mais qui étais-je hier, j'ai dit et fait n'importe quoi, ça me ressemble pas, pourquoi j'ai parlé à cette personne, pourquoi j'ai fréquenté cet endroit, ah non, ah non non non, c'est pas du tout moi, c'est dingue, je m'étais pourtant dit d'arrêter ce double jeu, ce double je. Et le surlendemain mon premier moi domine et s'énerve, merde mais pourquoi me suis-je rebellée hier, il est mieux que je fasse comme tout le monde, faire semblant ça vaudrait mieux pour ma peau, au moins j'aurais des copains ; c'est toujours mieux, même si c'est pas sincère, que d'être associable.


Je la vois de ma chambre la route, j'ouvre la fenêtre, je respire l'air de la nuit, l'air de la solitude, et je vois de loin cette route, qui m'attends, qui m'entends, elle sait que je suis faite pour elle, elle sait que je ne rêve que d'elle. C'est comme une évidence, si je n'etais pas né, la route n'existerait pas, et désolé pour la prétention, mais je parle généralement, les gens comme moi sont nés pour vivre sur les routes et quelle putain de merde dêtre bloqué, d'avoir à attendre.
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# Posté le vendredi 09 octobre 2009 18:32

Modifié le jeudi 22 octobre 2009 15:56

"Colour my life with the chaos of trouble." Belle & Sebastian

"Colour my life with the chaos of trouble." Belle & Sebastian
Il est où le ciel et elle est où la terre, moi dans cette vaste ruine je perds mes habitudes et toutes mes vieilles certitudes, et toi là comment peux tu encore jurer de m'aimer, comment peux tu en être sure regarde ce monde, regarde bien ses blessures, te donne-t-il envie d'apprécier la beauté moi il me donne envie de la saboter, de l'inhaler, de m'y désintéresser.

# Posté le dimanche 04 octobre 2009 15:14

Modifié le jeudi 22 octobre 2009 15:51

"Sur le triste quai d'une gare, si un jour la vie nous sépare, ou que ton coeur change de route, moi j'aurais le mien en déroute." April March

"Sur le triste quai d'une gare, si un jour la vie nous sépare, ou que ton coeur change de route, moi j'aurais le mien en déroute." April March
Elles@Centre Pompidou : Expo très intéressante, très surprise (dans le bon sens) d'avoir pu admirer les oeuvres de ma photographe préférée, Nan Goldin. à voir au plus vite pour tous.

"Le temps nous égare. Le temps nous étreint. Le temps nous est gare. Le temps nous est train." Prévert (je t'aime)

Ce jour-là, il y a longtemps, je ne me souviens plus très bien, j'étais allongée sur mon lit, et avant de m'endormir, ma mère était passé, on aurait dit qu'elle avait tout calculé, à la minute près, le moment propice pour venir me dire au revoir, quand je serais au bord du sommeil, mais encore un peu consciente. Et elle m'a caressé les cheveux, pendant plusieurs minutes, et j'étais là, à ressentir ce doux moment, puis elle est partie, elle croyait que je m'étais endormis car j'avais fermé les yeux pendant tout ce temps, et quand elle est partit, je n'ai pas bougé, de peur de modifier la manière dont elle avait posé mes cheveux : le visage dégagé, les cheveux tout autour de mon visage, comme un soleil avec ces rayons qui partent du bord et s'allongent parallèlement. Mais dans un mouvement machinal, j'ai bougé, et tout s'est envolé, comme je me suis sentit mal, j'ai essayé de les reposer de la même manière mais je n'y arrivais pas, plus mes mains touchaient mes cheveux et plus l'emprunte de ma mère s'effaçait, et plus j'oubliais ce que j'avais ressentit pendant ce qui m'étais paru être des minutes mais qui ne devait être que quelques secondes à peine, un frôlement tout au plus. Je m'étais tout inventé.

# Posté le dimanche 27 septembre 2009 07:54

Modifié le jeudi 22 octobre 2009 15:52

"Dis, qu'est-ce que tu vois, est-ce que l'on suit la tendance ?" Louise Attaque

On était là, dans la cuisine, perdues, perdues dans nos pensée, perdues dans la cuisine, rêvant de s'embrasser.
"Dis, qu'est-ce que tu vois, est-ce que l'on suit la tendance ?" Louise Attaque

# Posté le mercredi 09 septembre 2009 15:45

Modifié le vendredi 23 octobre 2009 17:22

"Oh when you look at me like that my darling" Arctic Monkeys

"Oh when you look at me like that my darling" Arctic Monkeys
« Tu as toute la vie devant toi. » Quelle vie ? Celle que je vois, celle qui conjugue conformisme, médiocrité et aveuglement ? Putain, quel avenir. J'ai pas envie de ça, non, j'ai pas envie de vous, de vos sourires et de vos paroles, qui n'allument rien en moi. On a toujours rien à se dire, on ne se connaît pas, et on s'appelle ami en plus de ça. D'un côté vous m'aidez à fermer les yeux sur ce qui m'allume toute entière, sur ce qui me détruit toute entière, sur ce que vous ignorez de moi. Et moins vous en savez, plus je m'éloigne de cette souffrance, plus je vais bien. Plus je fais semblant.

Quand vas-tu dégager de ma tête ?
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# Posté le jeudi 03 septembre 2009 13:06

Modifié le jeudi 22 octobre 2009 15:58

Laisse moi revivre un moment comme celui-ci avec toi, laisse moi revivre ce petit instant de beauté

Laisse moi revivre un moment comme celui-ci avec toi, laisse moi revivre ce petit instant de beauté
Je ne saurais dire d'où vient exactement ce bonheur que j'ai reçu en ta présence, il était tout simplement dû au fait que tu étais là, avec moi, tu n'avais pas besoin de parler ou de trouver quelque chose pour combler les vides, ta réserve était belle, ta voix était belle quand tu parlais, tout ce que tu pouvais dire ou faire me rendait bien. Ton visage à quelques mètres du mien me suffisait, peu importe ce qu'il y avait autour, le soleil ou le sale temps, la guerre ou les camps, je ne pouvais pas m'y adonner, et maintenant j'ai peur, j'ai peur que tu n'ai rien retenue de ce moment avec moi, j'ai peur que tu n'ai rien ressentit, et je ne pourrais juste rien y faire. Tu n'es pas comme toutes ces filles passées, et ça me plait de le voir à ce point. Te voir encore une fois, encore une fois, encore une fois, encore une fois, encore une fois, encore une fois, encore une fois, je ne demande que ça.
Fuck les sentiments.

# Posté le mercredi 26 août 2009 17:09

Modifié le vendredi 28 août 2009 14:37

Fin août, c'est la même chose chaque année.

Fin août, c'est la même chose chaque année.
Putain, j'ai tout sauf envie de retourner dans cette usine, avec cette ambiance pas très claire ou tu fais semblant que tout vas bien, ou tu souris à des gens que tu critiques, je n'ai pas envie de sourire alors qu'intérieurement je dégueule sur cette superficialité. Tu parles à des gens que tu apelles "amis" mais qui ne te connaissent pas, qui ne connaissent absolument rien de ce que tu ressens vraiment.
Vivement la rentrée...

Et je vous jure, que je commence à regretter, toutes les déceptions que j'ai pu provoquer. Quand je sens cette blessure violente qui me tiraille le corps et les entrailles, j'ai cette tension dans l'estomac qui me donne envie de vomir. En pensant à Toi. J'ai comme l'impression de vivre dans un rêve, tout le temps, où tu es la seule à exister vraiment, où tu es la seule dont je me soucis vraiment. Je n'arrive plus à me concentrer sur personne d'autre, car toutes mes pensées se dirigent automatiquement vers toi, malgré moi, grâce à moi, peu importe. Si tu savais la tempête, la guerre, je sais pas trop quoi, que tu déclenches en moi.

# Posté le lundi 24 août 2009 06:55

Modifié le jeudi 22 octobre 2009 15:57

"And Miles To Go Before I Sleep." Robert Frost

"And Miles To Go Before I Sleep." Robert Frost
J'ai mal partout. Pourtant ce mal n'est pas physique. Je peux marcher, je peux lever les bras, je peux tourner ma tête vers la droite ou vers la gauche, je peux ouvrir la bouche. Tout cela sans difficulté. Mais c'est ce c½ur qui bat trop vite, constamment, comme chacun a son c½ur qui bat trop vite lors d'un évènement pétrifiant, cela dure deux secondes – mais imaginez ce mal qui reste en vous, et vous habite, régulièrement, le matin en vous réveillant, le soir en vous endormant, et pendant cet intervalle, il est toujours là. Il me ronge l'esprit et l'humeur, il m'empêche de fermer les yeux afin de ne plus approcher ma souffrance, non, cette dernière je dois l'affronter, et elle me détruit à chaque instant, à chaque moment, tout le temps. Je voudrais oublier ce regard qui me fait mal, je voudrais oublier ce visage qui me fait pleurer, mais c'est impossible vois-tu, il est toujours là à me narguer et me déchirer, je ne peux l'éviter, tous les chemins mènent à lui, tous les cache-cache sont vains. Je ne sais pourquoi, si c'est une punition, un châtiment, et si c'est ça, est-ce moi qui me l'impose, est-ce la fatalité, et quelle fatalité ? Pourquoi moi, mais est-ce seulement moi ? J'ai horreur de ces battements de c½urs, au moment même où j'écris ils me découpent et me gèlent les membres de mon corps, et le pire, c'est que tout cela est dans ma tête, tout ça est dans ma tête. Je ne peux arriver devant mes amis, devant cette fille surtout, et lui dire « regarde, je te montre ce que tu me fais », car alors elle ne verra rien, ou peut être un visage pale, trop pale, mais rien de très important. Et alors elle ne comprendra pas.

(je vais bien, ne t'en fais pas)

# Posté le samedi 08 août 2009 18:07

Modifié le jeudi 22 octobre 2009 15:54